Edition n° 76 Mardi 22 Juin 2004 ON ACHEVE BIEN LES CANAUX Bien malin qui saura dire quand viendra enfin l'épilogue de la longue et fastidieuse saga «Free contre TF1/M6». Depuis six mois qu'on les épuise sur la piste des réglementations de la télévision via ADSL, les Freenautes ne savent même plus sur quel pied danser : happy-end ou désillusion brutale ? L'avis publié aujourd'hui par le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel, qui n'a malheureusment qu'un rôle consultatif dans cette affaire, nous donne un second souffle dans ce pénible marathon. Tenons bon et rappelons le pitch à ceux qui auraient râté le premier épisode... ... Au mois de décembre 2003, Free saisi le Conseil de la Concurrence pour abus de position dominante, pointant du doigt TF1 et M6, tous deux refusant de diffuser leurs programmes sur le bouquet Freebox TV. Les sages consultent alors le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) afin qu'il émet un avis sur la discorde. En janvier 2004, ce dernier se prononce en faveur de la diffusion des deux chaînes nationales sur le réseau Free. Toutefois, en avril, le Conseil de Concurrence rend une première décision et estime que le refus exprimé par TF1 et M6 de livrer leurs programmes me représente pas «une atteinte à l'intérêt des consommateurs et du secteur de l'économie suffisament grave et immédiate». Aujourd'hui, le CSA rend public son avis de janvier sur la querelle télévisuelle. En voici la subtentifique moëlle : «La situation des réseaux téléphoniques ADSL ou câblés ne saurait être assimilée à celle de la diffusion satellitaire (où TF1 et M6 sont en exclusivité sur TPS). Comme l'a considéré la Commission européenne, une clause d'exclusivité constitue un avantage concurrentiel permettant de soutenir l'implantation d'un nouvel entrant sur le marché dominé par un opérateur. Sur un marché émergent, cette restriction de concurrence ne se justifierait donc pas. Par ailleurs, le CSA estime que l'attribution, à titre gratuit, d'une ressource rare (le réseau national de fréquences hertziennes terrestres) justifie pleinement que les titulaires d'une autorisation hertzienne terrestre ne mettent aucun obstacle à la diffusion la plus large possible de leur chaîne en France... ... Si la nécessité d'assurer une parfaite protection des oeuvres et des ayants droit justifie certainement les exigences de sécurité des éditeurs de chaînes, le CSA s'interroge sur les caractéristiques du niveau de protection exigé. (...) Le Conseil souhaite que les conditions techniques posées pour la distribution des chaînes thématiques payantes n'aient pas pour conséquence de fermer l'accès des demandeurs au marché... ... Concernant la fourniture des chaînes du câble et du satellite éditées par les groupes TF1, Métropole Télévision (M6) et TPS, l'ouverture actuelle des discussions entre les parties, si elle se confirmait, rendrait inutile de prononcer des mesures conservatoires. Il pourrait cependant être opportun de prévoir un suivi des conditions de cette négociation en vue de son utile conclusion.» A suivre... Merci à Olivier (Free-News.net) d'avoir relevé l'info sur Mediabb.com