Édition n°1090 Lundi 7 juillet 2008 Un sous est un sous Les micros revenus numériques Internet est plein de tentations. Tenez, par exemple, ce site que vous vous avez créé sur un sujet qui vous passionne, la culture des petits pois rouges en Tasmanie (parce que les petits pois sont rouges, c'est bien connu :) ). Vous passez vos nuits à l'enrichir, à le parfaire. Oh bien sûr il n'est pas visité quotidiennement par des millions de visiteurs, mais il est devenu une référence dans le milieu. Au point que, depuis que vous avez ajouté un bandeau de pub, vous « gagnez » quelques euros par mois. Ça paye une partie du café, pensezvous. Autre exemple : vous êtes un(e) pro de la broderie. Vous avez créé un site sur le sujet, qui présente vos travaux d'aiguille, vos trucs, vos conseils, et sur lequel même vous mettez en vente quelques unes de vos réalisations (parce que votre maison, sinon, déborde un peu de broderies, et que les autres occupants râlent un peu :) ). Laquelle vente vous rapporte quelques dizaines d'euros par mois. C'est tentant, et de nombreuses personnes le font. Que ce soit sur des sites persos, des blogs ou via des platesformes d'échange ou de vente. Le problème est que, ce faisant, on sort rapidement du cadre de la vente ponctuelle et on se trouve soumis à des obligations fiscales et sociales. (Voire commerciales, vu que si on vend quelque chose par internet, c'est de la vente à distance. Donc droit de rétractation à gérer, loi Chatel, Code du commerce, ce genre de choses.) Le problème, aussi, c'est, une fois qu'on a pris conscience que ce sont des revenus qui doivent être déclarés, de trouver la qualification fiscale appropriée : bénéfices non commerciaux, bénéfices industriels et commerciaux, traitement et salaires, voire droits d'auteur ? Selon la manière dont on présente les choses, et selon l'interlocuteur interrogé, on peut passer d'une catégorie à une autre. Ce qui fait que, souvent, on peut être tenté de ne pas déclarer ce genre de revenus, parce que c'est très compliqué, et qu'on se dit que pour quelques dizaines ou centaines d'euros par an, ça ne change pas grand chose. Sauf que si on ne fait pas ces déclarations on est pénalement responsable... D'où l'intérêt des travaux menés par exemple par Club Sénat au cours des derniers mois, et dont le rapport sur « Les microrevenus numériques La dynamique des réseaux au service du revenu des individus » a été présenté il y a quelques jours (et constitue une contribution dans le cadre des Assises du numériques) : Si tout n'est pas parfait, si tous les cas ne sont pas nécessairement pris en compte, ce rapport a néanmoins la qualité d'exposer clairement le problème et de proposer des pistes de solution (prélèvement à la source lorsqu'on passe par des platesformes, par exemple). Manque probablement pour compléter le tout une procédure simplifiée de déclaration volontaire, peutêtre une sorte de chèque emploi service à l'envers, qui permettrait d'apporter une solution lorsque les micro revenus ne sont pas obtenus via une plateforme intermédiaire (qui, souvent, prend bien sûr sa commission et qu'on peut vouloir de ce fait éviter, il n'y a pas de petites économies :) ). Chronique du premier lundi du mois C'est l'été Un premier lundi du mois, un. Avec un rédacteur en chef en titre en reportage, alors ça va déborder, chic ! À fin juin l'avancement du dégroupage, donc. Pas de nouveau département au moins partiellement dégroupé en ce mois de juin, mais un dans les starting blocks : la HauteLoire. Soit toujours un total de quatre vingt départements au moins partiellement dégroupés, donc, et vingt et unes régions au moins partiellement dégroupées (ne manque que la Corse). Douze d'entres elles ont tous leurs départements au moins partiellement dégroupés (l'Alsace, la Basse Normandie, la Bourgogne, la Bretagne, la ChampagneArdenne, la HauteNormandie, l'ÎledeFrance, le Nord PasdeCalais, les Pays de la Loire, la Picardie, le PoitouCharentes et RhôneAlpes). .../... Pour donner des chiffres plus « bruts », en ce mois de juin 127 nouveaux DSLAM sont entrés en production et 75 nouveaux répartiteurs ou sousrépartiteurs ont vu leurs premières connexions dégroupées effectives. Soit un total de 3 697 DSLAM en production, localisés dans 1 646 répartiteurs ou sousrépartiteurs. Le printemps se termine en beauté, avec un rythme de croissance soutenu comparable au meilleur de l'an passé. Et c'est tant mieux pour toutes les personnes qui vont pouvoir bénéficier du dégroupage. Pour ce qui est de la qualité de service, pour finir, en juin 2005 le taux de joignabilité mesuré était de 99,82 % (i.e., une injoignabilité de près de 2 minutes 30 secondes par jour en moyenne, mais bien sûr pas répartie de manière homogène parmi les DSLAM). En juin 2006 cette joignabilité était de 99,95 % (i.e., 43 secondes par jour d'indisponibilité en moyenne, mais là encore pas répartie de manière homogène non plus, bien sûr). En juin 2007, c'était 99,93 % (i.e., une injoignabilité d'environ une minute par jour en moyenne). Et en juin 2008, le taux de joignabilité mesuré a été de 99,95 % (soit 43 secondes d'indisponibilité par jour en moyenne, mais toujours bien sûr pas répartie de manière homogène parmi les DSLAM). C'est sensiblement moins bien qu'au cours des derniers mois. L'essentiel de ces indisponibilités ayant touché de fait seulement un petit nombre de DSLAM (176 indisponibles pendant plus d'une heure, mais, surtout, quelques dizaines de DSLAM indisponibles plus de 10 heures), on ne peut que regretter l'absence totale d'information de la part de Free au sujet de ces longues injoignabilités. Dommage que le remodelage de la partie du site de Free présentant l'état du réseau se soit soldé par la disparition des tickets d'incidents... C'est par là pour voir les choses en temps réel et plus encore : . Voilà, c'est fini pour cette fois. Si vous avez des commentaires ou des suggestions, n'hésitez pas à nous en faire part. Les données utilisées pour élaborer cette rubrique proviennent de francois04.free.fr et de frimousse.org. La carte des départements présente la capacité maximale de connexion ramenée à la population, par département. Il convient à chacun d'apprécier ce taux en fonction des critères recherchés (nombre des ménages, taux d'équipement, etc.), ce type d'analyse sortant du cadre de ce décompte de l'avancée du dégroupage. Le taux de joignabilité est déterminé en testant la joignabilité de chaque DSLAM en production toutes les 15 minutes sur la période considérée, ici le mois de juin. Vous êtes bien sur internet, mais comme notre adoré rédacteur en chef en titre est en reportage (juste pour un jour, il revient demain, ne pleurez pas :) ), ben, les liens ne sont pas forcément directement utilisables dans la version PDF. Il faut faire du couper/coller si votre logiciel de les reconnaît pas.