Edition n° 1092 Mercredi 9 juillet 2008 Chronique d'un mercredi sur deux FREENAUTE ITINéRANT Bonjour les gens, C'est l'été. Bon, d'accord, ça l'était tout autant il y a quinze jours, mais ça n'en reste pas moins vrai aujourd'hui. L'été, ça veut dire pour beaucoup (pas tous, je sais, mais beaucoup quand même si on en croit les divers instituts de sondage et d'études qui se sont penchés sur le sujet) une transhumance. Ça veut dire, au moins pour un temps, aller sous d'autres cieux. Pas forcément très loin, pas forcément très longtemps, mais d'autres cieux quand même. Pour se changer les idées, pour voir de nouvelles têtes (ou d'anciennes, pas vues depuis longtemps), pour apprécier une période de calme (ou au contraire se dire qu'en fait au bureau on est plus au calme que dans certains endroits), pour voir de nouveaux paysages, bref, pour faire in fine des choses qu'on ne peut pas faire pendant le reste de l'année, souvent. Mais voilà. Même si on a envie ou besoin de se changer les idées, on a aussi souvent envie ou besoin de rester en contact avec notre entourage, bref, de rester joignable. Au moins quand on veut. C'est de plus en plus facile aujourd'hui avec les téléphones portables, avec des accès à internet assez répandu. Mais ce n'est pas forcément toujours très sûr, pas toujours très économique (voire pas économique du tout, par exemple au vu des tarifs d'itinérance, pour la téléphonie mobile). Et ce même si on ne part pas très loin, même si on reste dans les limites de l'hexagone. Ce serait bien donc si, pour rester joignable, on pouvait « faire suivre » les voies de communication qui nous relient au reste du monde. Ce serait bien aussi, si on pouvait le faire d'une manière sûre. Parce qu'aujourd'hui, on peut un peu, mais pas complètement. On peut de chez nous configurer les diverses redirections qui nous conviennent, mais on ne peut les adapter à distance. Huit heures de vol pour reconfigurer la redirection des appels parce qu'on se déplace de 50 km, ce n'est pas vraiment raisonnable :) Et c'est pareil pour la téléphonie SIP. C'est certes mieux que rien de pouvoir appeler la France de n'importe où, mais ce serait pas mal non plus, si on n'est pas en France (ou même si on y est, mais qu'on veuille faire une réservation à l'étranger, juste de l'autre côté de la frontière, là, à un lancé de noyau de cerise), de pouvoir appeler ailleurs aussi. Bien sûr, la contrepartie de cette souplesse, ce sont les abus qu'elle peut permettre. Involontaire, où un tiers utiliserait à notre insu, mais possiblement à nos frais, notre connexion. Ou volontaire mais pas avoué (nan, ce n'est pas moi qui ait mangé tous les chocolats, et si j'ai mal au ventre ce n'est absolument pas lié, et les traces de chocolat sur mes doigts, je ne sais pas comment elles sont arrivées là). Ce serait bien donc si, demain (pas demain demain, hein, demain façon de parler, prochainement, quoi, avant le prochain millénaire, voire même siècle en étant optimiste), on pouvait avoir un peu plus de souplesse dans la gestion de ces services. Par exemple en permettant la définition de quota d'utilisation, de chez nous (comme ça, même en cas d'utilisation malveillante, les dégâts si dégâts il y a seraient limités). Un montant ou une durée qu'on souhaiterait pouvoir utiliser pendant une période donnée. Par exemple aussi en permettant la définition de mots de passe jetables, pour la connexion(1) à la messagerie. Comme ça, si ils tombent entre des mains pas propres, le risque serait réduit. En plus, ça pourrait aussi servir en dehors des vacances. Quand on se déplace pour le travail, ou pour toute autre raison. Et tout le monde y gagnerait. Et ça pourrait même s'adapter à des cas un peu plus généraux, du style les gens qui ont des résidences secondaires, ou qui plus simplement passent souvent le week-end en famille, bref, qui partagent leur vie entre plusieurs domiciles (oui, je sais, il y a même d'autres cas où ce serait pratique, mais des enfants peuvent lire :-) ), et qui ont une connexion Free dans ces divers lieux à disposition. Ou les Freenautes qui « gèrent » la connexion d'autres freenautes (parents, famille, ami(e)s, ce genre de chose). Avec pour ces cas la possibilité de définir un ensemble de connexions « amies », d'où il serait possible d'accéder à loisir à sa console, et de faire les modifications qu'on y veut. [Je réserve pour une autre fois l'évocation de la possibilité de faire suivre sur une autre Freebox dégroupée les divers abonnements à des programmes audio-visuels qu'on peut avoir, parce que sinon cette chronique va finir par ressembler à un roman de plage :-)] À bientôt, Martin (1) Non, https n'est *pas* une solution pour ça, et ne l'a jamais été. Au format PDF, cette newsletter est cliquable. Les mots en gras cachent des liens hypertextes. Passez la main Acrobat Reader sur l'un de ces mots, un W apparaît. Cliquez. Vous êtes sur Internet ;-) Toutes les marques de commerce, marques de service, logos et autres marques qui pourraient apparaitre dans cette newsletter appartiennent à leurs propriétaires respectifs.