Edition n° 1101 Mercredi 23 juillet 2008 Chronique d'un mercredi sur deux DES VACANCES AVEC OU SANS CONNEXION ? Bonjour les gens, C'est (encore) l'été. L'occasion non pas de refaire la chronique d'il y a quinze jours (je n'ose pas, et puis je crains les supplices que vous adorés lectrices et lecteurs pourriez pour la peine m'infliger) mais de prendre un peu de recul et de regarder ce qui manque quand on est en vadrouille, loin de chez soi ou loin d'un accès à Internet. Cela dépend bien sûr de chacun, et je n'ai nulle prétention d'exprimer ici autre chose que mon impression à moi que j'ai. (Je préviens, juste au cas où :) ) La télévision, par exemple, ne me manque pas. Même si je dois avouer (ne le répétez pas !) avoir programmé l'enregistrement d'une série à la télé en mon absence. Les horaires ne changeant guère la mise en place de cet enregistrement n'a pas posé de difficulté particulière. J'ai simplement prévu une marge importante avant et après, et, bon, comme c'est à usage unique, l'impossibilité d'éditer ces marges est sans grande conséquence : après visualisation l'enregistrement sera supprimé. Il n'en reste pas moins que, parfois, la possibilité de programmer un enregistrement à distance (et pour autant que la Freebox et le boîtier HD soient en service, bien sûr) manque. Il suffit d'être absent ou retardé, que le poisson rouge ne soit pas là non plus, pour ne pouvoir enregistrer et par conséquent regarder un programme qui nous intéresserait (et qui, comme par hasard, ne sera pas lui rediffusé 42 fois au cours de trois prochains jours). Une chose qui me manque, par contre, c'est la possibilité de savoir ce qui passe là à la radio. Noter la radio, l'heure approximative, et regarder lorsque cela devient possible (si ça l'est) ce que c'était, ce n'est pas je trouve pratique. Et c'est dommage, parce que j'aime bien découvrir ainsi de nouvelles choses. Et avec l'apparition de services tels deezer.com, c'est un rêve ancien qui devient possible : entendre une chose nouvelle, pouvoir la réentendre pour s'assurer que c'est bien ce qu'on croyait, qu'on aime bien, et pouvoir alors l'acheter, pour la réécouter à loisir, où on veut, quand on veut. Pour vous je ne sais pas, mais moi j'aime bien. Plus que bien, même. Une chose vraiment nouvelle, qu'on ne pouvait pas faire avant. Où tout le monde est gagnant (le public, vous et moi donc, et les artistes, puisqu'ainsi on achète des choses qu'on n'aurait pas acheté autrement). Le reste est plus classique, sans doute. Accéder à sa messagerie via un téléphone portable, c'est supportable, mais, euh, comment dire les choses sans froisser, différent ? Surtout si les mails sont bavards :) Surfer aussi, via une connexion lente, c'est dur. Bon, le fait d'essayer de le faire montre aussi à quel point on peut devenir dépendant de ces choses. Mais je ne vais pas trop m'appesantir sur ce point :) [C'est un peu comme consulter sur petit écran une feuille de calcul conçue pour être vue sur un grand, voir très grand. C'est certes possible techniquement, mais ça devient vite très pénible. Et cela malgré le fait que le passage inverse, d'un petit écran vers un grand, se fasse naturellement, sans que l'évolution semble majeure. C'est fou, non ? :) ] En fait, là encore pour moi, pour vous je ne sais pas :) , ça me semble plus difficile d'avoir un accès limité que de ne pas avoir d'accès du tout. Partir quelques temps loin de tout (enfin, avec le poisson rouge quand même :) ), pas de problème. Mais avoir dans ce «loin de tout» une possibilité d'accès, fût-elle restreinte, et ne pas l'utiliser, ça donne des scrupules, des remords. C'est fou, hein ? Bon, je m'arrête là, mon nombril n'étant pas je sais (enfin, je crois) le centre du monde. Bonnes vacances à ceux qui en ont et qui y sont, et bon courage aux autres. À bientôt, Martin Au format PDF, cette newsletter est cliquable. Les mots en gras cachent des liens hypertextes. Passez la main Acrobat Reader sur l'un de ces mots, un W apparaît. Cliquez. Vous êtes sur Internet ;-) Toutes les marques de commerce, marques de service, logos et autres marques qui pourraient apparaitre dans cette newsletter appartiennent à leurs propriétaires respectifs.